Le JOKI
Recycleur relais dorsal mCCR
Présentation :
Le JOKI a été conçu par un ingénieur en technique des fluides, plongeur souterrain notoire et usiné par un artisan tourneur fraiseur unanimement reconnue pour ses phares de plongée, pour répondre aux besoins des plongeurs souterrains et leur permettre d’avoir un outil efficace, performant, simple dans sa mise en oeuvre, léger, fiable et d’une grande souplesse respiratoire pour leur exploration souterraine.
Il est fabriqué en PEHD haute densité pour le corps ainsi qu'en Delrin et PVC haute densité pour les couvercles. Le montage est à réaliser soit même, en rajoutant quelques modifications pour le transformer en un recycleur mCCR
Il peu t être utilisé en recycleur principal ou double, ainsi que redondant, se portant en position de relais dorsal, grâce à l’embout latéral AIRTESS, sur un bi bouteille classique ou un recycleur principal de type Buddy ou Mégalodon.
Par sa position, dans le même plan et proche des poumons du plongeur, inspiré du RI 2000 d’Olivier Isler, le confort et la souplesse respiratoire sont excellents.

Embout latéral AIRTESS JOKI en position latéral
le JOKI est le résultat de nombreuses années de recherche, de fabrication et de nombreuses plongées avec plusieurs prototypes, dont de nombreux SCR telle que le JOKER, pour aboutir, avec ma modeste participation, au premier recycleur mCCR, (manuel Close Circuit Rebreather ou recycleur à circuit fermé manuel), à relais dorsal. Il apporte une autonomie et un confort de décompression indispensable pour la plongée tech et souterraine actuelle
Il possède un seul poumon inspiratoire, en toile enduite de 120g pour une très grande souplesse, dans lequel est connecté l’arrivée d’oxy.
Il peu être alimenter en oxy soit par un vanne Kiss ou Hydrogom connecté à un 1er étage à MP fixe, ou par une vanne micrométrique connecté à un détendeur avec une MP variable.
Le contrôle de la PpO2 s’effectue par un oxymétre AIRTESS, connecté par une prise étanche Lumberg à 2 sondes type R22D, maintenues par des clips à visser de tube PVC électrique de 25mm de diamètre, dans le couvercle du compartiment supérieur.
Un ADV ou injection fond de sac assure l’injection de diluant automatiquement dans le compartiment des sondes. Les éléments qui composent cet ADV sont issus d'un deuxième étage de spiro CLUB de chez Aqualung, ou R190 de chez Scubapro pour les JOKI de dernières générations.
La pression d'alimentation ( la MP ) doit être comprise entre 9 et 10 bar.
Une soupape d'expiration, montée sur le sac inspiratoire, purge automatiquement le JOKI à la remonté. Elle est réglée au 2/3 - 3/4 fermé suivant le confort que l'on souhaite avoir.

Plongée en en configuration double JOKI ( Goul du Pont)
Le JOKI étant porté en relais, il peu être abandonné dans l'eau en cas de panne, ou être remplacer sous l'eau, soit avec un des recycleurs de son binôme, ou grâce à un plongeur d'assistance qui apporterait un nouveau JOKI. L'opération de remplacement d'un recycleur dans l'eau, peu s'effectuer tout seul sans difficulté.
Lorsque j'utilise mes 2 JOKI, j'ai une interconnexion des sources de gaz, entre les 2 appareils. Chacun possède sa propre alimentation en diluant et oxygène par des bouteilles séparées avec des raccords rapides sur les flexibles.
J'utilise le recycleur principal pendant tout la plongée. A des endroits stratégique, à la descente, pour passer un point bas, lors d’un passage technique ( étroiture, manque de visibilité, etc …) ou toute les 30mn sur une longue plongée en progression, je teste mon recycleur secondaire, sur lequel, je ne branche jamais l’oxy pour éviter les erreurs, lorsque je ne l'utilise pas. Je garde avec moi une importante source de diluant, bi 9 ou bi 12 au cas où j'aurais besoin de faire des rinçages, purger mon masque, retour en ouvert, etc .....
Je garde toujours une ou deux 6L de nitrox ( 40 et 60% ) au palier, pour réaliser une déco en mode semi fermé dégradé ( la lunette ) au cas ou je perde la lecture de mes sondes qui est tributaire de l'électronique, ou si je n'ai plus d'alimentation en oxy, tout en gardant l'intégrité de la boucle respiratoire de mes recycleurs. A -6m je passe en fermé oxy, en injectant l'O2 par l'ADV. Je coupe même mon oxymétre, sur une plongée normal, car sous oxy pur, plus besoin de sonde.
Embout AIRTESS :
La grande originalité de ce recycleur : c'est son embout latéral qui permet d'avoir les tuyaux inspiration et expiration qui partent du même coté. De plus il peu t être manoeuvré d'une seule main. L'ouverture et la fermeture de l'embout s'effectue en actionnant un piston.
Cet embout possède un brevet pour en éviter la copie.
Il se positionne la partie expiration en bas, pour permettre à la salive, qui stagne au bas de l'embout, de partir par le tuyaux expiration, dans le piège à eau du recycleur.
Caractéristique du JOKI :
- Diamètre extérieur : 160mm
- Hauteur : 70cm, 64cm sans l’embout
- Poids tout monté : 9kg
- Poids à vide sans chaux et plombs sur embout : Inf à 6kg
- Flottabilité poumon vide : +500g
- Volume du sac : 5 litres
- Quantité de chaux : 2,7kg
- Autonomie : Conseillé 5 heures, maxi 7 à 8 heures suivant T°C de l'eau
Tous les éléments de connexions sont de la gamme P-port Draëger
Version :
Il existe 4 versions du Joki :
- Modèle 2004 : " les miens "
- L'étanchéité des joints se fait par piston par 2 grenouillères
- ADV : modèle dérivé d'un spiro club usiné par B Glon
- Tige interieur du canister diamètre 5 mm et fond en PVC
- Modèle 2005 :
- L'étanchéité des joints se fait par compression avec 3 grenouillères
- ADV : modèle subapro R190
- Tige interieur du canister diamètre 8mm et fond en Delrin.
JC Pinna utilise une évolution réalisée par ses soins, avec la possibilité de retirer les sondes sans démonter la tête, par un couvercle disposé sur le dessus de la tête.( ancienne tête de SCR JOKER )
- Modèle 2007 ( prototype Fréd Badier ) :
- Idem 2005 + :
- Ouverture du canister par le bas
- Injection manuel d'oxy directement sur l'embout Airtess coté expiration
- Buse calibrée ou vanne micro. à l'interieur du compartiment injection
- Modèle Mini JOKI ( Michel Biesman ) :
- Pas de compartiment superieur ( injection + Sonde )
- Tout est placé dans le sac ou dans le canister pour les sondes
Encombrement et portage :
- Petit, peu encombrant, et à peine plus lourd qu’une 6 L et à peine plus gros qu'une bouteille de 9 L, il se transport facilement sur un bateau ou en spéléo dans un kit de 25 L pour 1 recycleur, ou de 55 L pour les 2 recycleurs

Grotte de Bange : 1 joki transporté dans un kit Grotte du Diable : les 2 Joki transportés dans un Kit de 55L
( Photo E Champelovier ) ( Photo R Hutller )
Option :
- Un cannister de 2,2kg réduit la taille du JOKI de 5cm, soit 65cm au total, idéal pour la plongée font de trou ou en redondance sur un recycleur principal comme les Buddy Inspiration, Mégalodon, Ouroboros, Kiss, rEvo, etc ....

JOKI petit (65cm) et grand (70cm) modèle Redondance sur un Buddy Inspiration
- Contre les chocs dans l'eau, on place au dessus du compartiment injection, une protection métallique, comme sur les bouteilles utilisées en spéléo.

Protection sur le haut du JOKI
Profondeurs d’utilisation :
- -6m : en version CCR O2
- -120m : alimenté en O2 par une vanne Kiss avec 13,5 bar sur la MP ( 0,9 L/mn )
o Utilisé à -185m, lors d’une plongée d’exploration du Goul du Pont, alimenté en O2 par une vanne micrométrique, il se révélera d’une simplicité d'utilisation et d’un confort respiratoire fantastique.
[ Voir : Exploration du Goul du Pont à -185m Z
Pour des profondeurs superieures à -120m, j'utilise une vanne micrométrique avec une MP variable. Je régle le nombre de tour de ma vanne sur un banc de test, que je note sur plusieurs feuilles plastifiées que j'emportent avec moi pendant ma plongée.
Ci joint photo de mon banc de test. La MP maxi testée est de 40 bar, soit avec une MP réglée à 6 bar en surface, donne une profondeur de -340m

A chaque profondeur ou pression hydrostatique correspond un réglage ou nombre de tour sur la vanne, qui est alimentée par une MP variable de 6 bars.
Au départ, je régle ma vanne sur la position qui détermine le bon débit à la profondeur maxi ( pression hydrostatique maxi + la MP du détendeur, déterminé par mon banc de test ).
- Pour une profondeur de 150m, cela donne 15 bar de pression Hydro. + la MP à 6 bar = 21 bar
- Pour une profondeur de 180m, cela donne 18 bar de pression Hydro. + la MP à 6 bar = 24 bar
Jusqu'à -120m j'utilise une vanne Kiss. Au delà, je connecte la vanne micro, alimenté par une seconde bouteille d'oxygène de 2 litre, et j'injecte manuellement à la descente pour compenser le manque de débit, correspondant à la pression hydrostatique + la MP du détendeur qui est inférieure à la profondeur maxi à atteindre.
A la remonté, j'ouvre le débit de ma vanne suivant mes notes calculées sur le bac de test tout les 20m, et j'injecte manuelement en cas de besoin, ou je ferme mon arrivée si j'ai trop d'injection sur l'oxygène. On a le temps, on est au palier et à ces profondeurs, ça chute très lentement. De toute façon, à la remonté on est obligé d'injecter manuellement pour garder une PpO2 constante. Donc, si le débit de la vanne micro chute à la remonter, c'est pas grave !
Positionnement du recycleur :
- Après de nombreuses années de recherche, le concepteur du JOKI a créé un recycleur qui se porte principalement en relais dorsal. Il s’attache sous l’aisselle, au harnais du plongeur, au niveau du compartiment faux poumon, et autour de la cuisse, à l’aide d’une sangle fixée sur le cannister, sans aucune fixation sur le bidorsal ou sur le recycleur dorsal principale. Comme le JOKI est positif dans l’eau, il vient automatique se placer dans le dos, sur le coté, sans gène pour le plongeur.
o En redondance, on peu placer un deuxième JOKI de l’autre coté du dorsal.

Mise en place des 2 JOKI
Lors de ma plongée d'exploration du Goul du Pont à -185m

En plongée en double JOKI ( Goul de la Tannerie )
Sur les photos de dos, à droite la 3L pour le gonflage du vêtement, à gauche, la 3L d'Oxy pour le recycleur principale. En ventral, coté recycleur redondant, une 2L d'Oxy pour son alimentation
Exemple :
En redondance d'un Buddy Inspiration

Serge Césarano à la Tannerie
En position dorsal :
- Dans le dos, avec un chassis, les bouteilles sur le coté de part et d'autre du recycleur.
o Le confort respiratoire est moins bon, car le faux poumon est placé plus haut que le plan des poumons du plongeur.
Système d’injection manuel de l'oxygène
Le JOKI fonctionne avec un flux massique constant d'oxygène soit par une :
- Vanne Kiss

- Vanne Micrométrique
Prof. sup à -120m avec MP variable
Raccord Swagelock ( avec MP variable )
Vanne à MP fixe avec un prix inf à 80 euros

Raccord Senga ( avec MP fixe et vanne avec vis bloquée )
Système de blocage de la chambre sèche pour une MP fixe.
Pour l’utilisation d’une vanne Kiss, il faut alimenter le JOKI avec un détendeur à MP fixe sur la bouteille d'O2, pour obtenir un flux massique constant d'oxygène
- J’utilise un 1er étage Aqualung Titan LX D ( ou suprême ) sur lequel j’ai retiré le piston de la chambre sèche, pour y rajouter une simple cale ( sans joint torique ) :
- Diamètre : 25mm
- Epaisseur : 5,4mm
Ou, à défaut, des pièces de monnaies ( 3 pièces de 100 F CFA font très bien l’affaire )
Photos du montage :
1er étage Aqualung Titan LX ( chambre sèche ) avec la cale Ouverture de la chambre sèche
Mise en place de la cale à la place du piston A défaut, 3 pièces de 100 F CFA

Mise en place de la membrane d'origine Mise en place de la bague. Le détendeur est prêt à fonctionner
Oxymétre :
Il possède 2 afficheurs LCD, rétro éclairés, d’une autonomie supérieur à 50 heures, et d’une profondeur d’utilisation sup. à –300m
Commandé par un ILS, il est alimenté par une pile de 9 volts.
Lorsque le témoin d'alerte de la pile s’affiche, il reste une autonomie de 8 heures.

Oxymètre double pour mCCR en tube de plexiglas
Contrôle du débit
Avant chaque plongée je controle le débit de ma vanne Kiss , à l'aide d'un débitmètre connecté en aval de la vanne Kiss
J'utilise personnellement une MP de 13,5 Bar pour un débit 9L/mn.

Test débit vanne Kiss
L'injection d'oxygène, réglé sur le détendeur par tarage de la MP, qui traverse la buse de 90 microns de la vanne Kiss, dépend de la consommation métabolique du plongeur au repos, qui est unique pour chaque individu.
En règle général, on règle le débit entre 0,7 et 0,8 L/mn ( soit autour de 12 Bar sur une vanne Kiss ) pour les premières plongées et l'on test dans la zone des 30m pendant plusieurs minutes au repos, ce qui se passe sur la valeur de la PpO2.
- Si ça monte : on réduit la valeur de la MP
- Si ça ne bouge pas ou si ça descend très légèrement : on ne touche plus à la MP
- Si ça descend significativement : on augmente la valeur de la MP
La plus part des détendeurs sont fait pour fonctionner avec une MP autour de 9 à 10 Bar. Avec un système Kiss, on utilise une MP supérieur pouvant aller jusqu'à 13,5 - 14 bar. La clapet du détendeur n'étant pas fait pour fonctionner à ces pressions, il peut se dérégler très rapidement et fuir. Il faut rajouter une soupape sur une des sorties MP du détendeurs pour éviter d'exploser un flexible si le clapet se met à fuir, et tester avant chaque plonger le débit de la vanne avec un débit litre, et contrôler la MP du détendeur avec un manomètre, en cas de valeur incohérente sur le débit.
J'utilise un débit litre à bille de chez :
- Bioblock Scientific
- Débitmètre 1L/mn réf : 27265
Qualibration :
Avant chaque plongée, il faut calibrer les sondes à l’oxygène pur, car la plage d’utilisation des sondes, en plongée, sera la plus proche de la calibration.
La calibration et le réglage de l'oxymétre se fait par rapport à la pression atmosphérique
- Au niveau de la mer : 1015 mbar
- A 300m ( Lac haute Savoie ) : 980 mbar
- A 500m ( Le Durzon ) : 950 mbar
- A 1000m : 900 mbar
- A 2000m : 800 mbar
J’utilise au choix, 2 méthodes pour réaliser cette calibration.
L'Oxygène sur les sondes :
- Les sondes directements branchées sur l’oxygène : de préférence, à la maison avant de partir plongée.

L'Oxygène dans le recycleur :
- En injectant directement l’oxygène, dans le JOKI en appuyant sur le bouton d’injection manuel de la vanne Kiss, embout ouvert : de préférence au bord de l'eau avant de plonger
De plus, au départ de chaque plongée, j'injecte manuellement l'oxy par la vanne Kiss jusqu'à -6m pour vérifier que mes sondes montent bien jusqu'à 1,6 bar.
Au retour de plongée, au palier de -6m, je vérifie une nouvelle fois, si mes sondes montent bien à 1,6 bar, pour juger de la cohérence de la valeur de mes sondes sur ma décompression. Je connecte directement l'oxy sur le diluant, pour rincer plus facilement le JOKI, plutôt que d'utiliser le bouton d'injection manuelle de la vanne Kiss.
Contrôle de la tension des sondes oxy
Avant chaque plongée, je contrôle la tension électrique des 2 sondes Teledyne R22D avec un multimètre numérique sur la plage 200mV. Je branche les 2 cordons de mesure sur les 2 bornes extérieures du connecteur Molex de la sonde ( sans faire de court circuit, qui endommagerait la sonde )
- La tension doit être de : 10,5 +ou- 2,5mV ( données constructeur ) dans l'air.
En dessous de 8mV, je remplace la sonde défectueuse
Avec le temps, la tension de la sonde diminue lentement. Sa durée de vie peu aller de 2 à 3 ans, si elle est bien entretenue. ( voir entretien des sondes )
Contrôle des soupapes de l'embout:
Avant de monter l’embout, il faut tester les soupapes de l’embout.
Du coté des connecteurs coudés :
- Tuyau inspiratoire : j’aspire l’air dans le tuyau et je regarde si la soupapes fuit
- Tuyau expiratoire : je souffle dans le tuyau et je regarde si la soupapes fuit
Test d’étanchéité :
Avant chaque plongée il faut réaliser un test d’étanchéité du JOKI, une fois le montage effectué :
Je procède de la façon suivant :
- J’inspire le gaz du recycleur par l’embout pour mettre le sac en dépression.
- Je referme l’embout.
- Je place le JOKI en position vertical
- J’inspire fortement à travers le connecteur de l’alimentation en O2, pour augmenter la dépression, en appuyant avec la dent sur le puch-poul, .
- Je remarque que l’embout remonte par la dépression exercée sur les tuyaux.
- Je stop et je regarde mon embout pendant quelques minutes
o Si l’embout ne redescend pas, le test d’étanchéité est OK, je peux plonger
o Si l’embout redescend, le test est négatif, par une entrée d’air
§ Refaire et contrôler, de nouveau, le montage du recycleur avant de plonger

A gauche le JOKI jaune en position normal.
A droite, le JOKI bleu est en dépression pour le test d'étanchéité. On remarque l'embout plus haut dû à la dépression. Si l'embout redescend le test est négatif
Ne jamais plonger avec un recycleur, si le test d'étanchéité n’a pas été réalisé, ou s'il est négatif.
En cas de fuite :
- Contrôle du recycleur :
Si l’on arrive pas à trouver d’où vient la fuite, il faut monter le recycleur sans son faux poumon ( pour ne pas avoir de soupape ) et mettre, sur les connecteurs males du cannister et de la tête d’injection des bouchons, en remplacement du sac. Monter le recycleur, et testez le une nouvelle fois en dépression ou dans l’eau en soufflant par l’embout pour voir d’où vient la fuite, en regardant d’éventuelles bulles sortir.

Mettre des doigts de gant Mapa, avec des colliers, pour tester le recycleur sans son sac
- Contrôle du faux poumon :
Pour tester le sac, je le connecte au tuyau de l’embout grâce à ses connecteurs P-Port sur lesquels j’ai retiré les 2 bagues.
Puis je teste le faux poumon en pression et en dépression pour vérifier s'il n'y a pas de fuite

En pression, soupape fermée à fond En depression
Je n'ai jamais eu aucuns problèmes dans l'eau, lors de mes nombreuses plongées, avec mes 2 JOKI. J’ai plus de 250 heures d’utilisation en 2 ans. J'ai atteint des profondeurs très importantes ( maxi -185m ), réalisé des plongées de très longues distance ( 3700m ), des temps de plongée pouvant dépasser 9h, et des durées d’utilisation de plus de 30mn à –120m, sans aucuns soucis. Il m'est arrivé de faire de petites erreurs humaines en plongée, mais qui n'entachaient pas l'intégrité de mes recycleurs.
Après la plongée :
- La chaux :
Après une plongée, si la durée d’utilisation de la chaux est inférieure à sa durée de vie maximale, je la stock dans le cannister avec des bouchons, pour le rentre étanche au CO2 contenu dans l’air.
En fractionné, sur 2 à 4 plongées, le temps total d’utilisation sera de 4 heures maximum.
J’utilise principalement de la chaux Sphérasorb. Elle fait peu de poussière et se charge très peu en humidité.

Cannister avec ses bouchons pour stockage avec sa chaux
- Nettoyage :
Après une plongée, je rince à l'eau toutes les pièces du recycleur, et je les désinfecte avec des pastilles de désinfectant pour biberons.
- Les sondes :
Après la plongée, je rince à l'air le recycleur pour faire chuter la PpO2 dans la machine, pour ne pas "griller" les sondes, le temps de rentrer à la maison et de démonter le JOKI
Je stocke les sondes à l'air libre au sec à l'abrit de la chaleur, sans mettre de bouchon qui les "endort", en les laissant connectées sur la tête ouverte. Leur durée de vie est variable et peu aller de 2 à 3 ans.
Lorsque je change une sonde défectueuse, je mets toujours les 2 plus récentes dans le recycleur principale, les 2 plus anciennes fonctionnant dans une atmosphère moins riche en O2 dans le recycleur redondant. Comme cela, la durée de vie de mes sondes peu aller jusqu'à 3 ans 1/2 voir un record de 4 ans pour certaine
- Les raccords :
Je n'utilise pas les mêmes raccords pour le diluant et l'oxygène, pour ne pas faire d'erreur de manipulation sous l'eau:
- Soit en intervertissant les mêmes raccords: male sur oxy - femelle sur diluant (ou inversement)
- Soit des raccords différent :
Exemple du montage que j'utilise : Legris série 25 sur diluant - Swagelok QC-4 sur oxy
Je propose 2 marques et 2 familles de raccords auto obturants :
- LEGRIS ( en laiton ) : www.legris.com
o Série 25 ( gros débit ex : diluant) avec tétine pour tuyau de 6mm :
§ Corps : 9223-25-06
§ Tige : 9285-25-06
o Série 21 ( petit débit ex : O2 ) avec tétine pour tuyau de 6mm
§ Corps : 9223-21-06
§ Tige : 9285-21-06
- Swagelok ( en inox ) : www.swagelok.com.
o QC-6 ( gros débit ex : diluant) :
§ Corps : SS-QC6-B-600
§ Tige : SS-QC6-D-600
§ Embout push-on ( tétine ) pour tuyau de 6mm : SS-PB4-TA4
o QC-4 ( petit débit ex : O2 ) :
§ Corps : SS-QC4-B-400
§ Tige : SS-QC4-D-400
§ Embout push-on ( tétine ) pour tuyau de 6mm : SS-PB4-TA4
Respectez le sens de passage du gaz
- Recycleur : Tige
- Alimentation : Corps
Important :
Mettre des bouchons sur les raccords femelle, pour éviter d'introduire des particules (sable, glaise) dans les tuyaux qui risqueraient d’endommager le clapet/siège de l’ADV, lors de la mise sous pression, par des particules coincées entre le siège et le clapet. L'ADV ne serait plus étanche et se mettrait alors à fuir.
Lors de chaque connection, il faut vérifier que les connecteurs sont propres, que rien ne traîne à l'intérieur, avant de les assembler.
Texte : Xavier Méniscus
Photo : Laurent et Josée Bron - Etienne Champelovier - Patrick Serret - Hélène Cester - Richard Huttler
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